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Blog de Lucie Santos

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Dualité

Le 21/02/2019

Non mais il y a quand même un truc à coucher sur le papier, c’est que la solution la plus généreuse n’est pas celle qui s’adresse à moi, ni à ma mère, mais à l’Autre. Donc j’aurais dû rester pour écrire. Et pas aller faire les courses avec elle, même si ça lui aurait plu. Maintenant, petit corps, j’aimerais savoir pourquoi tu es obligé de passer par la souffrance au lieu de faire germer des idées simples par l’esprit. Ce n’est pas parce que Krisnamurti a dit que c’était normal d’être fou dans un monde fou, qu’il faudrait l’être, non, tu n’es pas Krisnamurti et quand il dit qu’il faut « vivre son insécurité », tu ne sais pas ce que ça veut dire. Et ce n’est pas grave. Tu n’es pas obligé d’attendre de voir la tombe de Pedro pour arrêter ces crises qui sont violentes et qui m’emmerdent. Tu peux ouvrir les bras à une nouvelle certitude aussi joyeuse que sérieuse. Ah ! J’assure.

Les sentiments arrivent toujours avec une forme de violence. C’est là qu’on trouve matière à dérision, en fait. C’est que, ça fait beaucoup de bruit mais ce ne sont que des sentiments. Et l’image que j’ai de Dieu est sans forme. Peut-être qu’un complexe se cache là-dessous, comme s’il fallait avoir en tête des formes qui correspondraient à des choses importantes, des choses précises. Pourquoi pas rien ? Je creuse :  je sais que, dès que je convoque une pensée positive, comme on préconise parfois en sophrologie, bon, je vois un vol d’oiseau. Mais alors, impossible d’imaginer ces oiseaux sans imaginer un chasseur dans le coin qui leur tire dessus un par un. Chaque fois que je pense à un mec dans les profondeurs de mes, mes, mes profondeurs, il faut toujours que l’image soit ternie, comme si je m’interdisais de contempler la beauté réelle en mon for intérieur. C’est vrai qu’il vaut mieux la trouver au fond de soi-même, la forme on s’en fout un peu, et je suis contente que Krisnamurti ait dit que la vie pouvait être le maître, enfin oui j’aimerais bien être heureuse en fait, et oui, si possible complètement. Parce que la souffrance, ça va. Oui j’ai eu ma dose, oui. Comme tout le monde d’ailleurs. Ça met le vertige, hein ? Le truc c’est que tant que je refuserai ces crises, elles trouveront leur chemin en moi. Et ça c’est très difficile, il est question de relativiser, vous savez, ce truc impossible là, penser aux gens qui meurent de faim… Eh bien c’est cela. Si je veux arriver à mes fins, je dois vivre mes fins. Donc de deux choses l’une, ou c’est l’instant, ou c’est le degré. Je me comprends. Ou c’est le pouce, ou c’est le gramme. Oui donc l’insupportable ; l’insupportable en question. Mon Dieu, insupportable Monsieur Donald TRrrr trrtrtrtr- ah, non.

Ben c’est comme ça : il a été élu. C’est mathématique. C’est foutu, c’est mort.

J’ai envie de « gagner la partie ». J’ai envie qu’on me dise : « ah ben bravo ! » Ben oui, Ego. Quelle histoire… J’en ai marre…

Si je ne cherchais pas de récompense, ça irait mieux. Mais pourquoi ? Ouh que ça me gonfle, parce que c’est une occasion de se voir au-dessus des autres, plus important. Ce qui me fait mal c’est de voir les autres gênés ou troublés par mes crises, quand je vois qu’ils sont ennuyés pour moi, et en plus c’est normal. C’est ma réaction qui n’est pas normale et c’est douloureux. Mais c’est comme ça, c’est la norme. C’est bien, la norme. En tous cas je ne pense pas que ça se discute tant que ça.

 Je sais que je devrais sortir le soir, putain j’ai 34 ans, et quand je croise des étudiants qui boivent un café j’ai peur. Je ne les supporte pas. Je ne veux pas les voir.

Alors c’est quoi mes défauts ?

Je suis maladroite, donc parfois je m’exprime bizarrement. En tous cas pas forcément aux bonnes personnes. Régulièrement, je fais tomber de la bouffe, je casse des objets, je fais tomber mon ordi…

Je suis parano : je me sens au centre du monde, je me sens épiée, filmée tout le temps. J’ai l’impression que tout le monde a son avis sur moi, que je suis à la mode et qu’on a même accès à mes images mentales. J’ai l’impression que des tas de gens cherchent à me séduire.

Je suis mégalo : J’ai le sentiment d’avoir un talent énorme, d’avoir des yeux magnifiques, une présence théâtrale forte, une belle voix de théâtre, un intellect sans bornes et une fierté de mes origines méditerranéennes. Je me sens bénie des Dieux.

Je suis relou : régulièrement j’illustre par mon comportement le propos suivant : rien n’est jamais acquis, c’est normal de souffrir. Alors je souffre, souffre, souffre. On appelle ça un complexe christique. Et y’en a marre.

Je suis grosse : Oui mais je travaille. Je vais faire la chaise tous les soirs. Plus la danse plus la natation plus la marche plus le laxatif, ça devrait aller.

Je suis souvent fatiguée : Oui mais ça s’arrange, je perçois des moments d’éveil. Et j’apprécie tout particulièrement les commerces avec leur lumière enchantée… Le commerce… la lumière…

Je ne suis presque pas sortable : avec mes crises, j’ai peur d’aller où que ce soit, il m’arrive d’être impolie sans en avoir la moindre intention, je peux avoir des propos incohérents et gêner les gens.

Il faudrait considérer la souffrance spirituelle comme celle physique. On ne peut rien contre. On la sent passer, donc elle passe. 

 

Chansons à écouter

Le 10/02/2019

Chat noir
Chat noir 
1 Change the world ; Eric Clapton
2 Black to back ; Amy Winehouse
3 Song of the black lezard ; Pink Martini
4 Rebel Prince ; Rufus Wainwright
5 Your woman ; White Town
6 When the levee breaks ; Led Zeppelin
7 Song for Jainie ; Tim Buckley
8 Get your money ; Iggy Pop
9 Beautiful Chid ; Rufus Wainwright
10 Idioteque ; Radiohead
11 Natural mystic ; Bob Marley
12 Optimistic ; Radiohead
13 Since I've been lovin'you ; Led Zeppelin
14 Poses ; Rufus Wainwright
15 Drive ; Bobby Mc Ferrin
16 Happy ; Pharrel Williams
17 Old Europe ; Robert Wyatt
18 Dead melodies ; Beck
19 Girl, you'll be a woman soon ; Urge Overkill
20 Glory Box ; Portishead
21 Motherless child ; Portishead and Tom Jones
22 Sing it again ; Beck
23 No hay problema ; Pink Martini
24 Sattelite of love ; Lou Reed
25 A little less conversation remix ; Junkie XL, Elvis Presley
26 Lonesome tears, Beck
27 Little darlin' ; Benjamin Biolay
28 Since I've been lovin'you ; Page and Plant
29 Kashmir, Page and Plant
30 Sexx laws ; Beck
31 The wind cries Mary ; Jimi Hendrix
32 Tempête dans un bénitier ; Brassens
33 Temptation ; Diana Krall
34 Bachelorette ; Bjork
35 Killing me softly ; the Fugees
36 Full Circle ; Aerosmith
37 Four sticks ; Page and Plant
38 Tourdion ; la Bande Magnétik
39 Louie Louie ; regagner les plaines, Pow Wow
40 Lucy ; Juliette Noureddine
41 Run on ; regagner les plaines, Pow wow
42 It's  not unusual ; Tom Jones
43 It's a cruel, crazy, beatifull world ; Johnny Clegg
44 Connection ; Elastica (pour les nostalgiques des 90's)
44 Thank you ; Page and Plant
45 No Quarter ; Page and Plant (pour les avertis)
46 
Donde estabas tu ; Omara Portuondo
47 Plateau ; Nirvana unplugged
48
 Amado Mio ; Pink Martini
49 
Alright ; Jamiroquaï
50 Hymne à l'amour ; Jeff Buckley
51 Debra ; Beck
52 Strange Fruits ; live at Sin-E, Jeff Buckley
53 The way young lovers do ; live at Sin-E, Jeff Buckley

54 Chamapagne ; live, Higelin
55 The way young lovers do, live from the Bataclan, Jeff Buckley
56 Les acariens ; M
57 Lover, you should have come over ; Grace, Jeff Buckley
58 Ederlezi ; Goran Brecovic
59 Hypnotize ; The White Stripes
60 La Seine ; M, Vanessa Paradis
61 Quelques mots d'amour ; Michel Berger
62 
Going to California ; Led Zeppelin
63 Ma vache a grossi ; les VRP
64 Just the two of us ; Bill Withers
65 J'veux du cuir ; Alain Souchon
66 Mélanie ; Brassens
67 Lucky ; Radiohead
68 New York convesation ; Lou Reed

69 Rock'n'Roll ; Led Zeppelin
70 The Lemon Song ; Led Zeppelin


 

 

Les mots et leurs habits

Le 06/02/2019

Sofa
Sofa 

Est-ce qu’on cherche à être exemplaire, ou alors on cherche à être suivi ?

Si je cherche à être exemplaire selon ma mémoire, c’est-à-dire selon les qualités de mon caractère profond, mon esprit, cela veut dire que je cherche à faire différence, et si j’écris mille fois plus que je ne lis, ce n’est qu’un problème personnel.

Et pourquoi cela reste-t-il un problème ?

Parce que c’est tout-de -même faire différence avec l’autre fantasmé. Si on lisait moins et que l’on écrivait plus, est-ce que la littérature ne serait pas de meilleure qualité ? Est-ce que le monde serait moins passif, est-ce que ce ne serait pas une façon de guérir nos « connections » ?

Est-ce qu’avec nos réseaux sociaux, on ne gagnerait pas à se nourrir un peu partout, et exposer ses synthèses ; dans le but de construire un dialogue plus riche au sein de la démocratie ? Est-ce que cela ne serait pas un bon moyen de réinventer cette démocratie ? Ah mais, quand même.

Réinventer le « je », sans se noyer dans une fiction – cela fait tellement longtemps que ça ne m’est pas arrivé – une fiction sans réponse ni critique, sans jeu théâtral, sans interprétation « physique » …

J’aime bien regarder des petits films le soir, j’aime bien les polars avec quelqu’un pour le partager, et prendre du bon temps à rire et à critiquer le jeu des acteurs, à essayer de deviner la fin, d’ailleurs souvent je me plante, pour ne pas dire tout le temps, de la même manière que j’apprécie de regarder une pièce de théâtre, parce que dans le jeu des acteurs, dont Oscar Wilde, si je ne m’abuse, a été l’un des premiers à dire qu’ils étaient « terriblement créateurs », il émerge des rencontres entre les mots et les corps, les plans, les décors et autres costumes. Il y a du partage là-dedans, de l’amitié. Les mots, exactement, sont mis en relief, et je ne m’endors pas.

            Et pourtant je sens bien, en découvrant chez Amélie Nothomb, des promesses d’aventures, un talent certain, chez Proust, un génie incontestable avec tout ce travail sur la mémoire et le temps qui se compose et se décompose, comme le fait la vie avec plus d’injustice et de frustration, je trouve de l’intérêt à ce que raconte le quart de couverture de Ségolène Royal, mais les mots sont couchés, désespérément couchés et ça me fait chier. Si je voulais lire il faudrait que je joue. Que les mots passent par mon corps, par la mémoire et les accidents de mon corps, ses blessures. Et là, là enfin je trouverais l’utile de cet art qui reste celui de lire.

            « Quel est ton propos, ta subversion ? » me répondait en rêve Alain Souchon quand je lui disais que je n’arrivais pas à écrire de chansons. Mais c’est une affaire de guitare. On verra plus tard. Ça rime.

           

Je ne sais pas s’il est très malin de parler aux gens de leur silence intérieur. De les inviter à faire une retraite, à agir vers un nouveau sérieux par rapport à la vie, d’aller à la rencontre d’un monde plus particulier, plus doux, enfin d’accepter de se lancer dans une aventure véritable sans avoir à se retrouver à Babel Oueb, pourquoi pas… Mais faire croire qu’il y a un but, une fin autre que celle de la mort, je pense que ça ne vaut pas le coup.

« Il s’agit d’accepter là où on n’a pas le choix », dixit Arnaud Desjardins. Et Shakespeare, le Maître de tous les temps, qui déjà disait que le doute était à prohiber… Il a tellement raison : savoir, ne pas savoir, et cela suffit. Il a fallu que l’autre connard vienne ouvrir la brèche avec son histoire d’inconscient, et que tout le monde devienne hyper heureux de douter de tout, et veuille désapprendre avant d’avoir appris quoi que ce soit. La démocratisation du doute nous a rendus tellement mous, nous manquons tellement de tonicité spirituelle, que nous laissons nos dirigeants se foutre de nos gueules (pardon mais ça m’énerve) sans se cacher, il n’y a pas un jour sans que nous n’apprenions pas une nouvelle aberration concernant le fossé entre riches et pauvres, à propos de la faune et la flore de notre monde ou la malnutrition et j’en passe. C’est insupportable. Et je suis bien consciente que je ne suis pas la première à m’en plaindre, n’est-ce pas ?

            On dirait que c’est devenu très mal vu de dire ou bien « je sais », ou bien « je ne sais pas. » Non, on n’a rien à dire, bien entendu, mais à qui profite le crime ? A qui profite le crime de la conscience, de la science, du savoir et de l’art ?

            Pourquoi la plénitude d’avoir de nouvelles choses à apprendre nous est-elle quasi-interdite ?

            Si je sais, alors je peux utiliser mon savoir par des expériences et des créations qui seront les fruits de mes efforts et me permettront d’échanger avec autrui. Alors une réelle amitié est possible, et à terme, sans doute une forme d’amour.

Si je ne sais pas, je peux goûter au confort de la virginité d’une part de ma conscience, et je peux accepter de découvrir d’autres ressentis, d’autres couleurs, d’autres parfums. ( Saint Jean De la Croix, le patron des poètes, disait : si tu veux goûter à tout, n’aie de goût pour rien.)

Il s’agit de sortir d’une honte dans laquelle notre société s’est engouffrée.

            Du temps de l’antiquité romaine, on apprenait aux garçons à jouer de la lyre et aux jeunes filles à coudre. Nous aurions quelque chose à trouver de ce côté, je pense. Parce qu’on ne tombe pas amoureux que d’un cul. Heureusement pour moi, d’ailleurs. Le sexe doit trouver son genre dans le social. Aujourd’hui le sexe est plus ou moins perdu, comme le parent ou le citoyen. Il faudra bien commencer par quelque chose.

 

Rebondir

Le 31/01/2019

J’ai longtemps souffert de ne pas lire autant que je le désirais. Je ne comprenais pas comment je pouvais, en même temps que d’écrire si régulièrement, ne pas lire au moins un livre entier par semaine. J’en lis à peine un tous les deux ans. Et encore. Mais là je n’en souffre plus : la honte que j’avais était une souffrance intelligente, quelque part : c’était une honte qui s’inscrivait dans le social, dans la norme. Donc, d’autant plus difficile à vaincre. Mais j’ai fini par me dire que, bien que je me sente littéraire, je n’avais besoin de lire que ce dont j’avais besoin pour créer.
    Une impulsion, et cela suffit. Je n’ai plus peur de ce sentiment, parce que je suis venue au bout de sa raison. J’ai suivi son propos avec attention et bienveillance. Je dois énormément à Arnaud Desjardins. Mais dans un long moment, il m’a fait beaucoup de mal. C’était un peu comme découvrir Led Zeppelin et commencer la guitare. Pour moi : impossible.
    Ceci dit, je ne trouve pas d’écrit sur le Net de Desjardins abordant le thème de la honte : Boris Cyrulnik prétend que l’absence de honte est en réalité assez mauvais signe. Pourtant il y a bien des gens qui n’ont rien à se reprocher… Il y en a même un paquet, me semble-t-il…
    Peut-être parle-t-il de la honte qui accompagne le sentiment d’injustice. Il existe notamment des personnes qui vivent très mal leur pauvreté. Qui ont honte d’être pauvres, le Christ se présentait pourtant comme fier d’être parmi eux. Il était aussi Juif que pauvre… Et puis honnête, enfin on s’est surtout souvenu qu’il a beaucoup souffert. Mais je parle de la honte.
    Personnellement, c’est mon rapport à la norme qui me crée des hontes. Je ne suis pas schizophrène ça me gêne. Il parait que les schizophrènes ne parlent pas à Dieu. Ça me fait doucement rigoler. Enfin je pense que je peux me séparer de la honte comme d’un vieux démon sous-jacent et combattre de petites hontes par des idées réconfortantes, en gros de la sophrologie. Ça a l’air de rien, mais je suis en train de me dire que je ne pense pas assez à étudier ma respiration quand je suis en proie à des pensées inutiles et tristement entêtantes. Je connais ces situations : quand je prends le bus, je suis persuadée que j’ai oublié quelque chose. Et ça me contrarie terriblement. Et si j’écris cela, c’est pour que d’autres écrivent ce genre de choses, parce que oui, cela guérit ; sur papier ou sur écran, c’est bouclé si j’en suis persuadée. Oui, il faut savoir se persuader.
    La création sert surtout à ça.

« Le totalitarisme nait de l’individualisme » (A.D)
Arnaud Desjardins avait clairement l’esprit d’ouverture envers les autres que devrait prôner la gauche si elle existait. Antiraciste, bien que le préfixe « anti » ne lui corresponde pas vraiment, il prenait très au sérieux la cause écologique. Logique. Mais en observant son enseignement, on peut voir qu’il n’est pas si sorcier : on dit bien, depuis assez longtemps je crois, qu’on tombe amoureux quand on n’y pense plus. Et ce miracle arrive des tas de fois tous les jours, et à n’importe qui. N’importe qui peut tomber amoureux, de la même manière que n’importe qui peut trouver la paix intérieure, les histoires de méditations ne font que dégrossir l’ego ; la vraie bataille, c’est l’honnêteté. Et cela passe par la création, sous quelque forme que ce soit, n’importe qui peut créer, mais tout le monde n’est pas honnête. L’honnêteté entraîne la patience, et c’est cette histoire de corde qui doit être tendue assez pour sonner, et pas trop pour ne pas qu’elle souffre.
   
Pourquoi faire un enfant dans un monde si incertain ?
Le problème c’est que quand est posée cette question, c’est mon monde à moi qui est incertain. Le monde de quelqu’un qui peut vivre décemment ; est suffisant pour apprendre à aimer selon son caractère et son expérience.
Pourquoi est-il si difficile de vivre avec le parent de ses enfants jusqu’à l’âge adulte ?
    Je n’ai pas l’expérience d’avoir élevé des enfants, mais je me permets de proposer une piste de réflexion à cette histoire si complexe. Je pense que le premier enfant est un combat que mènent les parents. Il faut des rituels, de quoi se retrouver et rebondir. Si le couple est exposé directement à l’éducation des enfants, il risque de se faire happer par les exigences de la vie quotidienne. Il faut cimenter le mur. Les enfants aussi doivent avoir leur monde à eux. Les espaces doivent être respectés, je sais de quoi je parle. Si les rôles sont confondus ou peu dessinés, les liens auront tendance à se disloquer. Je pense que les chiffres qui parlent du divorce, parlent du cynisme qui mène la politique de ce bas monde. Aujourd’hui on peut faire des enfants en pensant qu’ils vivront mieux, puisqu’ils sont de nouveaux venus. Mais il est difficile de trouver des idées constructives qui tiennent la route plus de deux ans. Je pense qu’ici se trouve la plaie à nettoyer. Tant que les ingénieurs seront payés grassement par les gouvernements pour faire des armes, des armes toujours plus nuisibles et dangereuses, tant que nous aurons besoin de ce marché qui marche sur la tête, nous ne pourrons pas prendre nos vies de citoyens au sérieux. Nous n’avons pas le choix : il faudrait reformer les acteurs de la guerre et de son marché et inventer des alternatives qui soient satisfaisantes. Arrêtons de jouer aux abrutis.

 

Accords et désaccords

Le 05/11/2018

Tout le monde est chiant. Après c’est une histoire de mode. La mise en plis. Pour peu qu’on soit dans le mauvais côté de la boussole, on s’en prend plein la tronche. Pour peu qu’on voie trop les défauts de vos qualités, et pas l’inverse…

L’injustice est fabriquée de réparties. On a autant de travail à faire pour se méfier ou à aimer. Parfois on gagne à se méfier. C’est le cas lorsqu’on tombe sur une personne “toxique”, mais alors qu’est-ce qu’une personne toxique, si on est tous le con de quelqu’un ? On parle de perversion narcissique pour se protéger tant qu’on peut. En effet parfois l’empathie s’avère détournée de façon maligne ; la respiration devient boueuse, mais cela est possible avec n’importe qui et n’importe quand. On va dire que pour certains ce genre d’échanges foireux est systématique, le but étant d’en repérer les auteurs et les victimes. Question du sens du vent. Ou plutôt de contexte. Mon grand-père bien-aimé bénissait Mussolini parce que grâce à lui tout le monde avait des chaussures, des chemises et un travail. Moi, j’ai vu dans les livres, disait-il, lui a vu sur le terrain. Que lui répondre ? Il est impensable pour moi de voir mon grand-père comme un négationniste, comme il avait bon coeur et le sourire plein les histoires. Il avait le bon côté de l’histoire, avec l’ignorance qui allait avec, et je pense qu’on ne peut pas penser sans ignorer. Une pensée en dément une autre, parler est occulter tout ce que peut dire un silence au même instant. L’ignorance dont je présume mon grand-père coûte cher à mes yeux.

 Est-ce que je lui pardonne ? Je l’accuse sans haine. Je constate que, même les meilleurs sont capables de soutenir des fous, et des fous auteurs de génocides. Ou bien des complices, ou bien des complices de complices, enfin des gens qui avaient des choix politiques dégueulasses. Tout le monde n’est pas Shakespeare et c’est bien dommage. Tout le monde n’a pas la folie constructive aux moments les plus délicats, voire terriblement conflictuels. Parce que parfois c’est une fleur qui perce le pavé.

 

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